De tout et de rien!, Humeur

Au revoir mon Pépère…

Il y a des articles plus difficiles à écrire que d’autres. Celui-ci en fait partie…

Mon petit chat nous a quittés pendant les vacances.

Je sais que certaines personnes ne comprennent pas l’attachement qu’on peut avoir pour son animal. Ces personnes là, n’ont jamais eu d’animaux, ce n’est pas possible autrement!

Je crois que je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai vu cette minuscule boule de poils. C’est tout simple, je l’ai vu naître, et depuis ce jour, on ne s’est quasiment plus quitté.

C’était le 19 septembre 2006, il y a presque 13 ans. La siamoise d’une amie allait avoir une portée, et mon amie insistait pour que j’en prenne un. J’ai toujours refusé. Je ne suis pas très « chat », je préfère les chiens. J’étais donc chez mon amie quand sa chatte a mis bas. Je ne sais plus combien de chatons étaient déjà nés, mais le mien, c’était le dernier. Je l’ai vu naître, un tout petit chaton tigré, et j’ai dit: » je le prends! ». Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une évidence, c’était mon petit chat! Je le voyais tous les jours, mon amie habitait sur le même palier, ça aide! 😉 Il était si petit!

Et puis il m’a suivi pendant toutes mes études, dans mon petit studio. Je ne voulais pas qu’il vienne sur le lit, et tous les jours c’était la même chose: quand je me couchais, il était sur son coussin et à mon réveil, il était dans mon cou! ^^ Un vrai filou!

Photo-0017

Il détestait les gens sauf Papa et moi, puis plus tard les garçons. Il se cachait quand quelqu’un venait jusqu’à la naissance du P’tit Loup. Après, il restait toujours, comme pour surveiller que nos invités ne feraient pas de mal au P’tit Loup. Mais il crachait, montrait les dents et sortait les griffes dès que quelqu’un s’approchait d’un peu trop près de lui. Un chat aux deux visages : une vraie peste avec les autres, un petit amour avec nous. Bon, pas toujours, il me pinçait quand j’éternuais! Oui, oui, vous avez bien lu! Il pouvait être à l’opposé de la maison, si j’avais le malheur d’éternuer, il arrivait en courant et me pinçait le bras. On n’a jamais compris pourquoi, et il ne le faisait qu’à moi! C’était vraiment étrange et très pénible!

Il adorait les carton, dormait toujours dans des positions improbables, savait ouvrir les portes, réclamait des croquettes s’il voyait le fond de sa gamelle (même s’il restait encore plein de croquettes à côté!), chassait les mouches mais avait peur de son ombre, buvait dans l’aquarium, essayait d’attraper les poissons mais ne supportait pas d’avoir la patte mouillée… Tout ça, c’était mon Scratchy, et bien plus encore!

Un vrai petit coeur! Il ne supportait pas quand j’étais loin de lui. Il stressait quand je m’absentais. Il se grattait jusqu’au sang, mettait sa peu à vif quand je partais trop longtemps sans lui. Et à mon retour, il boudait, puis miaulait sans arrêt pour marquer son mécontentement, et finalement ronronner dans mon oreille toute la nuit. C’était toujours le même cirque!

C’était un vrai têtu, qu’est-ce que j’ai pu râler à cause de lui! Mon pénible! Jusqu’au jour où on a appris qu’il était malade…

J’en ai déjà parlé, le vétérinaire nous a appris que notre chat était diabétique. C’était en mars.

A lire : Mon chat, mon poilu, mon pépère…

Dans l’absolu, il y a pire comme maladie, j’ai moi-même fait du diabète pendant mes grossesse.

Donc on a suivi les recommandations du véto et on a fait des piqûres d’insuline matin et soir. On nous avait dit que le résultat ne serait pas visibles tout de suite. On a pris notre mal en patience et on a attendu, et attendu, et attendu…

En avril, mon poilu a passé un journée chez le vétérinaire pour contrôler sa glycémie. Ses chiffres n’étaient pas trop mauvais. Oui, mais il n’avait pas voulu manger de la journée! Le vétérinaire nous a dit de ne pas nous inquiéter que tout aller bien comme ça.

Donc on a continué comme ça. Avec la naissance du Loustic, on n’a peut-être pas été aussi attentif qu’on aurait du, je ne sais pas. Toujours est-il qu’on a remarqué que les symptômes ne disparaissaient pas et qu’au contraire ils commençaient à empirer…

Je l’ai emmené chez le vétérinaire, et là, mauvaise nouvelle, son taux de glycémie est toujours très haut, malgré les injections d’insuline. Ça explique les symptômes mais bon, ce n’est pas normal. Le vétérinaire m’explique qu’on va devoir prendre sa glycémie nous-même deux fois par jour et adapter l’injection en fonction du résultat.

Il me montre comment faire : il faut griffer son oreille avec une aiguille pour avoir une goutte de sang. Le chat ne bouge pas d’un poil, nickel!

Mais bon, à la maison, c’est totalement différent. On est obligé de s’y mettre à deux pour le tenir, c’est hyper difficile à le griffer et ça lui fait mal. Et la goutte de sang, parlons-en! On arrive à peine à en avoir une de taille correcte et en plus, il l’étale partout en se débattant. Bref, c’était la crise pendant un quart d’heure minimum, deux fois par jour. Et le peu de fois où on y arrivait, son chiffre était toujours très mauvais malgré l’augmentation de l’insuline. Et ses symptômes empiraient toujours. Je le voyais de plus en plus mal.

Nous sommes retournés chez le vétérinaire. Je savais qu’on reviendrait sans lui. Je savais aussi que c’était mieux pour lui, mais je me connais, je ne sais pas si j’aurais réussi à dire qu’on acceptait de le laisser partir. Ne serait-ce pour le garder encore une semaine. Mais ça aurait été égoïste.  J’ai demandé à Papa d’aller dans le bureau et de discuter avec le vétérinaire. Je suis restée dans la salle d’attente avec les garçons puis Papa est venu prendre ma place et je suis allée dans le bureau avec mon « garçon », mon poilu. C’était mon chat, pour moi, c’était normal que ça soit moi qui l’accompagne jusqu’au bout. Mais que c’était difficile! Et aujourd’hui encore en écrivant cet article, en me rappelant ce moment… J’ai beau savoir que c’était la meilleure décision pour lui, j’ai toujours énormément de chagrin…

J’ai farfouillé sur le net, et j’ai vu que parfois il pouvait arriver que le chat fasse de l’insulino-résistance. En gros, l’insuline qu’on lui injecte ne fait pas d’effet. Ça correspondait parfaitement à ce qu’on vivait avec mon poilu. Les symptômes s’aggravaient et étaient de plus en plus nombreux parce que ses organes lâchaient tout doucement. Ici, c’était son cerveau et son foie, surtout…

Lire cet article m’a fait du bien dans le sens où, après l’avoir lu, je me suis dit qu’on avait bien fait de le laisser partir maintenant, avant que ce ne soit pire et douloureux pour lui puisqu’au final, on n’aurait pas pu le soulager…

Mais ça n’empêche pas le chagrin d’être immense! Ça va mieux maintenant mais au début, c’était vraiment difficile. On avait l’impression de l’entendre ou de le voir. On s’attend à ce qu’il arrive quand on ouvre une boîte de conserve, à ce qu’il essaye de nous attraper quand on remonte de la cave, je fais encore attention quand j’éternue…

A lire : S’il pouvait parler…

A lire : Le deuxième enfant de la famille

DSCF1476

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s